Tunisie : le malentendu

Posted on 16 janvier 2011 par

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Les tunisiens disent : nous avons faim. Les intellectuels français entendent : nous voulons la démocratie.

Mais la démocratie peut-elle répondre à l’attente des tunisiens qui est d’abord et principalement d’avoir un boulot ? Et quand les tunisiens s’apercevront que cette attente ne sera pas satisfaite par la simple vertu de la démocratie, les jeunes ne se sentiront-ils pas trahis par la démocratie ?

 
Et alors… et alors… et alors…
Et, et …
_____________ est arrivé
Avec son ch’val et son grand chapeau
Avec son ch’meau et sa grande barbe

 
A moins que ce ne soient les chinois et leur idéal socialiste ?

 
Alors rappelons-nous l’éloge de Nicolas Sarkozy à son ex-ami Zine el-Abidine Ben Ali :

« Je veux aussi et enfin rendre hommage, Monsieur le Président de la République, à votre lutte déterminée contre le terrorisme, qui est le véritable ennemi de la démocratie. (…) Car qui peut croire que, si demain, après-demain, un régime de type taliban s’installait dans l’un de vos pays, au Nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’elles sont en sécurité ? »

C’était à Tunis le 28 avril 2008.

 
 
et pour finir, le nominé au top de l’hilarant, BHL :

"BHL, la Tunisie et le Maroc, ou l’engagement à géométrie variable"

et la gagnante du top de l’hilarant :

Samedi 15 janvier – 16h00 – Paris Ségolène Royal juge "important" que le Parti socialiste "puisse se constituer en force d’observation" dans l’organisation d’élections libres en Tunisie, proposant sa propre présence comme "garantie".

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
 
 
Article publié et censuré sur le site blogs.nouvelobs.com à l’adresse : http://voiretsavoir.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/01/12/soucieux-et-attentif.html

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Posted in: Maghreb