DSK, on ne prête qu’aux riches

Posted on 17 mai 2011 par

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Ou comment construire une rumeur globale à partir de rumeurs particulières.

Chez Frédéric Taddeï hier, ce soir ou jamais !, des "stars" se bousculaient pour être celle qui écraserait le plus fort sous des sous-entendus et des rumeurs l’homme de pouvoir merdeux que serait devenu DSK.

Face à cette meute, Michèle Sabban totalement isolée fut culbutée (au figuré, précision sans doute utile du fait du contexte) avec un droit très limité en temps de parole. Face à cette vague machophobe, Taddeï a même été obligé d’intervenir, ce qui est rare de sa part, pour remettre un peu de vérité dans les rapprochements douteux (de dragueur doué à violeur, y-aurait à les entendre pas grosse différence, ou comment admettre un partouzard à l’Elysée qui donnerait du fait de ses pratiques des moyens de pression aux adversaires de la France…) dans lesquels tous se sont embarqués, en rappelant notamment à plusieurs reprises que dans l’affaire de la hongroise, DSK avait été blanchi.

J’adorais Clémentine Autain, mais elle a montré hier un visage de pouffiasse en parlant des turpitudes des hommes de pouvoir en général en faisant bien comprendre qu’elle parlait de DSK en particulier, mais en précisant qu’elle ne parlait pas de lui dans une émission qui lui était pourtant consacrée. Et tout le monde a bien compris qu’elle parlait des "victimes" de DSK. C’était ABJECT.

Même Edwy Plenel n’était pas en reste. A partir d’une "erreur de jugement" reconnue par DSK (dans le contexte américain !), il a proprement brodé sur les «  fragilités » de DSK. C’était ABJECT.

Et puis des rumeurs bien plus inquiétantes que celles d’un simple Casanova à succès, type Tristane Banon, il y en aurait des dizaines, voire des centaines…

La vie sexuelle de DSK fait fantasmer tous les jaloux et toutes les frustrées.

Moi personnellement je l’ai vu en station de sport d’hiver avec une très belle femme. Et je peux attester que le regard de celle-ci démontrait qu’il n’avait pas besoin de la forcer si dans un œuf montant il aurait eu un besoin urgent de se faire astiquer discrètement ce que vous savez. Sûr qu’aux Etats-Unis, il est plus difficile de faire ça quand il veut et où il veut comme en France, surveillé qu’il était par une armée de prudes, mais violenter une femme à cause d’un besoin pressant, et de plus dans des conditions rocambolesques, sauf à avoir été drogué, c’est du n’importe quoi. Et à partir de l’invraisemblance totale de la chose, on ne peut penser qu’au coup monté, que le mobile soit politique ou seulement financier.

 
Beaucoup plus inquiétant, lu dans un article :

« Dominique Strauss-Kahn pourrait aussi se heurter à un autre obstacle: les jurés, la plupart du temps issu de classes ouvrières et multi-ethniques. "Toute cette histoire va paraître très classique, l’homme riche blanc qui profite d’une jeune immigrée", souligne Frank Bress. "En bon avocat, Brafman va faire tout ce qu’il peut avant le procès, et pendant le procès, pour démontrer que cette discrimination ne joue pas en l’espèce." Pour lui il existe un autre impondérable: la crédibilité de la femme de chambre. "On ne sait jamais ce que l’on va découvrir demain", conclut Frank Bress. »

 
Simple observation : dans les "mots clefs recherchés dans les moteurs" du tableau des statistiques de ce blog (voiretsavoir.blogs.nouvelobs.com), "dsk juif" apparaît en bonne place (bien meilleure place que "dsk sexe").

 

DSK, victime collatérale de l’affaire Roman Polanski

Publié le 16 mai 2011

 
 

C’était prévisible, le procureur a rappelé le précédent Roman Polanski. Et DSK reste en prison.

 
 
 

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