Vers une privatisation d’AREVA ?

Posted on 21 juin 2011 par

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Après EDF et au-delà (ou du fait ?) du changement de tête, un mineur remplaçant un autre mineur (ou mineure, Anne Lauvergeon), n’est-ce pas la bonne question ?

Car Tepco nous a démontré avec Fukushima la meilleure qualité et les meilleures garanties au niveau sécurité apportées par une compagnie privée par rapport à une entreprise étatique.

Car au-delà des personnes, le patron Sarkozy, son protégé le cumulard de rémunérations Henri Proglio — dont il faut reconnaître la vision stratégique qu’il eut et qu’il imposa contre son précédent patron Jean-Marie Messier à une époque où celui-ci était le chouchou des médias bien qu’il lançait son groupe dans le mur en klaxonnant bien fort — et la seule femme patronne d’une grande entreprise française qui avait peut-être fait son temps, quelle mission et quel objectif sont-ils assignés à cette entreprise nucléaire ? La rentabilité ou le service public ? Sans doute une entreprise de cette taille dédiée au service public se doit-elle d’être bien gérée, mais quand même sa création, son développement, ses investissements, ce sont les contribuables qui les ont payés. Pourquoi donner un tel cadeau aux capitalistes qui n’auront qu’une idée : faire cracher la bête. La polémique sur le provisionnement du démantèlement des centrales nucléaires d’EDF est un bon exemple (ou un mauvais précédent ?) de la politique à très courte vue d’une entreprise privée soumise à une analyse trimestrielle purement financière.

Car des investissements de sécurité, ça rapporte combien ? Qui sera l’arbitre du choix entre risque et résultat ?

Et puis une entreprise privée exporterait-elle plus ou mieux ? Dassault exporte-t-il plus ou mieux ses rafales dont le développement fut payé par le contribuable français parce que entreprise privée ? Ça se discute.

AREVA source de profit, aïe aïe aïe

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
PS : Messier me fait penser à un autre inspecteur des finances qui s’est quasiment toujours trompé dans ses visions stratégiques : Alain Minc.

 
 
 

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