DSK Sofitel Accor et barbouzes

Posted on 23 juillet 2011 par

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Le piège était facile, donc il était probable. Beaucoup connaissaient le faible de Dominique Strauss-Kahn pour le sexe opposé et son goût d’homme pressé pour des prestations vite faites et bien faites.

Mais l’implication d’une organisation française était à l’origine peu vraisemblable car le piège semblait trop bien monté.

Rappel de quelques réflexions fainéantes :

Le 15 mai :

«  Et bien ma réaction, c’est que ça renifle le coup monté par une officine américaine, peut-être d’extrême droite et/ou antisémite. Et comme ça va être parole de soubrette contre parole de Casanova, c’est la conviction des juges qui l’emportera — les juges étant élus, leurs décisions sont prises en fonction de la popularité qu’ils gagneront ou perdront auprès de leurs ouailles, c’est donc pas gagné pour DSK — et ma conviction à moi est que si les faits sont vérifiés, eh bien c’est que DSK a été drogué à l’insu de son plein gré. Qui peut en effet imaginer qu’un pareil queutard soit obligé d’agresser pour assouvir ses besoins très naturels ? (sauf les prudes américains). C’est du n’importe quoi. »

Le 2 juillet par contre, suite au retournement de l’affaire :

« En mission pour une bande de pieds nickelés ou agissant pour son compte propre, la question commence à se poser. Le montage du piège présente en effet de nombreuses lacunes sur le déroulé des événements post-agression par Dominique Strauss-Kahn affirmée par Nafissatou Diallo. Ce qui écarte l’hypothèse d’un complot contre le directeur du FMI : une équipe compétente aurait en effet choisi un meilleur missile, un vecteur présentant moins d’aspérités. »

Et à partir de cet instant, le piège dans lequel DSK s’engouffra organe en avant montrant ses lacunes dans la préparation et l’exécution, la possibilité qu’une organisation française en soit l’instigatrice devenait moins improbable.

C’est dans cette atmosphère incertaine que tombe l’information : le directeur de la gestion des risques au groupe Accor, Xavier Graff, a adressé à plusieurs personnes un mail dans lequel il se vantait :

« au Sofitel NY, nous avons réussi à faire tomber DSK. »

Une blague ? peut-être, m’enfin! ça prouve alors une chose, que chez Accor la gestion des risques est une bouffonnerie à la tête de laquelle on place un bouffon. Mais pour faire rire qui ? En l’espèce le mail fut adressé à plusieurs personnes du Ministère de l’Intérieur. Et les destinataires, ont-ils ri ?

Et puis il faut ajouter cet article du 6 juillet du Nouvel Obs en temps réel :
"Affaire DSK : Haro sur les dirigeants du Sofitel !"

Ça commence à faire beaucoup. Réserve ou cachotteries ? Coïncidences ou plaisanteries ? mais qui donc est le plus bouffon dans cette affaire ?

 
Alors complot ou pas complot ?

Rappelons que la version de DSK, personne aujourd’hui ne la connaît sauf sa femme et ses avocats. Les informations publiques sont parcellaires et orientées. En conséquence c’est une question de foi en l’homme : il y a ceux qui croient qu’il est assez con pour avoir pensé qu’aux Etats-Unis il pouvait abuser de sa position pour brusquer une jeune femme non consentante et qu’il l’a donc fait, et il y a ceux qui croient qu’il n’est pas assez con pour ça (tout en l’étant suffisamment par ailleurs pour se faire piéger).

Dernière réflexion, puisque sperme il y aurait sur la jeune femme, DSK sort donc découvert, il n’a pas peur ou plus peur du SIDA ? Voir article précédent sur le sujet en cliquant ici.

 
 
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