Ségolène Royal, propositions pour sortir de la crise

Posted on 13 septembre 2011 par

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Suite au billet précédent, exemple de propositions trouvées dans le "programme novateur et pertinent" de Ségolène Royal.

C’est sur le site officiel des primaires citoyennes, dans les pages Ségolène Royal, quatre propositions pour sortir durablement l’Europe de la crise.

« 1°) Assurer la relance économique de l’Europe, en mettant notamment en place un fonds souverain pour que l’Europe puisse emprunter, qui serait financé par des taxes sur les banques ou par l’émission « d’eurobonds », c’est-à-dire des obligations européennes. »

Proposition similaire à celle faite par Niquolas Sarkozy, mais retoquée par Angela Merkel. Alors soit Ségolène Royal espère mieux s’entendre avec Angela Merkel pour lui imposer cette solution (entre femmes ?), soit elle pense pouvoir se passer de l’approbation de l’Allemagne : alors là c’est vrai que ce serait très novateur l’idée d’une Europe économique sans l’Allemagne !

Et puis, les français ont-il vraiment envie de payer pour les mensonges et fraudes des grecs ?

« 2°) Mettre en place un « commandant en chef contre la crise financière » en Europe, c’est à dire un ministre commun de l’économie et des finances, au niveau franco-allemand pour débuter. »

Pire que la 1°) : un ministre de l’économie franco-allemande à double patron : Angela Merkel et Ségolène Royal. Les français vont être mangés à la sauce allemande :-), normal puisqu’il prendra modèle sur ce qui marche, c’est-à-dire le modèle allemand.

« 3°) Interdire la spéculation sur les banques et interdire de vendre à terme des titres que l’on n’a pas. »

Spéculation sur les banques ? Il paraît qu’elles font un fric fou en spéculant, mais que malgré ça elles n’ont pas assez de fonds propres. Sans doute qu’une banque ça rapporte moins qu’on dit puisque les actionnaires ne se précipitent pas pour acheter leurs actions.

« 4°) Réformer les agences de notation. »

Objectif : mettre les agences de notation au pas, aux ordres des politiques. Casser le thermomètre en quelque sorte.

Les banques française sont en mauvais état car elles ont prêté à la Grèce (elles auraient mieux fait de prêter nos propres sous aux entreprises françaises, mais prêter à la Grèce ça devait rapporter plus). Donc elles ne veulent plus prêter à la Grèce parce que ça va leur (et nous) coûter bonbon. Mais il faut quand même que les banques prêtent encore à la Grèce sinon c’est la faillite pour la Grèce. Mais les banques ne veulent plus prêter à la Grèce parce qu’on dit qu’elles ne seront pas remboursées. Mais qui dit que la Grèce a de grosses dettes et qu’elle ne pourra pas les rembourser ? Les agences de notation. Alors Ségolène Royal a trouvé l’astuce "novatrice et pertinente" : elle interdit aux agences de notation de dire que la Grèce risque la faillite. En cassant le thermomètre, on résout le problème.

Vous n’avez rien compris ? Je reformule : Ségolène Royal veut que les français payent pour le maintien du pouvoir d’achat des grecs.

 
[Pour en savoir plus sur Ségolène Royalici ou ailleurs]

A suivre,

le feuilleton des primaires citoyennes ici,

et le feuilleton DSK à New York sur News of the DSK World.

 
 
 

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