DEXIA, la CAECL, vous connaissez ?

Posted on 6 octobre 2011 par

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Avec la crise des dettes publiques, on parle beaucoup d’une solution : privatiser, privatiser… y compris les services publics.

Exemple de privatisation réussie : la CAECL.

C’était quoi la CAECL ? c’était la Caisse d’Aide à l’Equipement des Collectivités Locales, un organisme de la Caisse des Dépôts et Consignation qui émettait des obligations avec la garantie de l’Etat et qui prêtait aux collectivités locales l’argent ainsi collecté auprès des épargnants. Un organisme de pur service public, du moins si on considère que le financement des collectivités locales est un service public.

La CAECL devenue le Crédit Local de France fut privatisé pour faire des profits. Devenu Dexia, les pertes seront aujourd’hui nationalisées. Cherchez l’erreur.

Déjà plus de 6 milliards d’euros réinjectés en 2008 pour éviter le naufrage de Dexia et donc partis en fumée. On attend le chiffrage de la nouvelle note à régler par le contribuable qui ne sera encore que provisoire.

Ce qui surprend toujours quand une société cotée est en faillite, c’est que le cours de l’action ne soit pas à zéro. Souvenir des spéculations sur les actions Usinor et Sacilor moribonds, dans les années 80. Les actions faisaient le yo-yo, de mémoire entre 10 centimes et 5 francs alors qu’elles valaient zéro et que tout le monde savaient qu’elles valaient zéro.

 
Rappel d’un ancien billet daté du 16 octobre 2008 :

 

Publié le 16 octobre 2008

 
 

La titrisation des subprimes, c’est du vol disait Michel Rocard chez Taddeï.

Donc DEXIA est victime d’un vol.
Connaissez-vous l’histoire de DEXIA ?
C’est la fusion de l’ancienne CAECL et de son équivalent belge.
C’est quoi la CAECL (Caisse d’aide à l’équipement des collectivités locales) ?
C’était l’organisme para-public de financement des collectivités locales (françaises, pas américaines) qui, grâce à la garantie de l’Etat, permettait aux communes et aux départements d’emprunter pas trop cher.

C’était donc un service public, qui pour mieux remplir sa mission, a été privatisé.

Les capitaux propres de DEXIA étaient encore de 8,3 milliards d’euros fin juin 2007.
Et pourtant pour la sauver de la faillite, les Etats européens viennent de lui injecter 6,4 milliards d’euros.
Et certains disent que ce n’est pas fini.

Question : comment
« La banque spécialisée dans le financement des équipements collectifs et les services au secteur public local : collectivités locales, établissements de santé et médico-sociaux »
(c’est la description qu’elle se donne sur son site internet),
en France et en Belgique,
a-t-elle pu perdre autant d’argent dans le financement des pauvres américains ?

Pour moi c’est un mystère.

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
 
 

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