Malade de l’Euro ou malade de la politique de l’Euro ?

Posted on 7 décembre 2011 par

0


On nous dit que les pays de l’Euroland doivent payer plus cher leurs crédits. Et on discute des contraintes pour maintenir son adhésion au club. A entendre Fillon, l’Euro c’est quand la croissance faiblit, il faut réduire les dépenses de l’Etat. Avant que les économistes ne deviennent monétaristes, c’est ce qu’on appelait la spirale infernale de la crise de 29.

Parce qu’on est trop endetté. C’est pas inexact, mais quand même… le Japon ou l’Angleterre ne sont-ils pas plus endettés encore. Et pourtant ils empruntent moins cher !

Alors c’est l’Euro qui est en cause ? Accusation facile pour faire passer l’austérité pourtant bien mal ajustée pour une évidence. Et surtout pour éviter de remettre en cause la politique de l’Euro — rappelons par exemple que la politique de l’Italie est conduite actuellement par Mario Monti, un banquier dont les décisions massacrèrent l’industrie française quand il était commissaire européen à la concurrence — dont l’alpha et l’oméga reste la lutte contre l’inflation.

La crise de l’Euro ? oui un séisme (prédit par de nombreux experts) a bousculé la maison. La politique de l’Euro ? face aux répliques on colmate les fissures plutôt que mettre les fondations aux normes antisismiques.

La maison brûle et on discute de la réglementation des détecteurs de fumée ! Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien !

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
 
 

Publicités