Hautes rémunérations, le mauvais exemple de Maurice Lévy

Posted on 13 avril 2012 par

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Les rémunérations des patrons du CAC40, décidées en petits comités de copains, sont prohibitives, tout le monde en convient. Le summum avait été Jean-Marie Messier qui chaque année faisait modifier les critères de la part variable de sa rémunération pour qu’elle soit toujours en hausse quels que soient les résultats du groupe qu’il mena à la faillite.

Car les parts variables des rémunérations de ces hommes (et femmes ?) qui se croient irremplaçables pour la bonne marche de l’économie française sont toujours liées à des paramètres de court terme, rendant ainsi conflictuel l’intérêt personnel du dirigeant et l’intérêt à long terme de l’entreprise.

Comment imaginer une stratégie à long terme quand le dirigeant qui doit imaginer cette stratégie est rémunéré en fonction des résultats du court terme ?

Pour éviter cette aberration, le groupe Publicis avait imaginé un principe plus malin : une rémunération variable cumulative liée à des résultats sur longue période. Naturellement en tant que rémunération cumulée sur longue période, quand elle tombe ça fait pactole. Et donc haro sur la rémunération de Maurice Lévy président du directoire de Publicis.

Pourquoi s’attaquer à un des plus vertueux ? Pour protéger les autres qui n’ont pas sa légitimité (dont François Pérol par exemple) ? Mais Maurice Lévy n’est pas inspecteur des finances, ceci expliquant peut-être cela ?

 
 
 

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