Solidarité paysanne

Posted on 23 mai 2012 par

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Le Crédit Agricole a investi plusieurs milliards d’euros pour soutenir les paysans grecs. Il les a perdu. Quand le bon sens près de chez vous se frotte à la finance internationale, qui donc devient le dindon ?

L’appel du grand large, la croyance que face aux vieux renards de la finance internationale les jeunes loups peuvent faire leur trou alors qu’en réalité ils ne peuvent acheter que ce que les anciens veulent bien leur laisser, c’est-à-dire ce dont ils veulent se débarrasser, fait une nouvelle victime après Dexia.

La chose qui plombe le Crédit Agricole dans les grands fonds méditerranéens grecs s’appelle Emporiki, un joyau éclatant de soleil acheté en juin 2006, une banque dont le vendeur (l’Etat grec !!!!) fut trop heureux de trouver de braves paysans prêts à la couver comme une mère poule CASA sous les yeux attendris des coqs régionaux (patrons des caisses régionales). Un joyau en 2006 qui se révèle être du plomb en 2011, cherchez l’erreur.

Car ce n’est pas n’importe quelle banque qui est capable de s’enrichir grâce à la crise.

Il paraît que la part variable de la rémunération des dirigeants de Crédit Agricole SA serait revue à la baisse. Mais n’est-ce pas un mécanisme automatique puisqu’elle est dite "variable". Avec les pertes annoncées, la part variable devrait être à zéro.

Alors vive les banques révolutionnaires.

 
Mais qui donc est le dindon ?

 
 
 

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