Etre religieux, inné ou acquis ?

Posted on 22 avril 2014 par

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De jeunes français de bonnes souches lisent le Coran, deviennent musulmans ou se révèlent être musulmans (OGM ou naturel ?), puis partent faire le djihad en Syrie. Il paraît qu’ils rejoignent l’EIIL, le groupe islamique le plus hystérique dans l’Islam et le plus violent dans le djihad, pendant les combats et après les combats (pas de prisonniers…, sauf quelques otages qui peuvent rapporter comme les 4 otages français qui viennent d’être libérés).

Dans la théorie des genres, on étudie si on naît femme ou si on devient femme. Dans la théorie des religions, on étudie si on naît religieux ou si on devient religieux, si on naît juif ou si on devient juif, si on naît musulman ou si on devient musulman, et donc djihadiste puisque le djihad est une obligation dans l’Islam — sixième pilier pour les sunnites ou septième pour les chiites si j’ai bien compris, mais les interprétations sont si nombreuses : vous mettez trois musulmans ensemble, et vous avez cinq avis différents, et puis il y a l’"Islam de France" différent de l’Islam du Monde… —.

 

 

Alors la violence de ces djihadistes bien français, innée dans la recherche d’un idéal ? ou acquise par le gavage de films et jeux vidéos hyper-violents ?

Un militaire français (vétéran d’un régiment d’infanterie parachutiste) témoigne :

 

 

 
Mais rappelez-vous, chez les chrétiens qui partaient aux croisades sous la haute autorité du pape (le chef de l’al-Qaida de l’époque), c’était aussi « mort aux infidèles » – devenu plus récemment« Gott mit uns » – infidèles qu’étaient ceux qui ne croyaient pas en Jésus fils de Dieu.

Les chrétiens sont une secte qui a réussi, pareillement on peut aussi dire que les chiites sont des cathares musulmans qui ont réussi sans se faire tous massacrer par les sunnites comme les cathares chrétiens le furent par les vrais chrétiens.

Alors la violence religieuse que les jeunes français partant pour le djihad ont en eux, c’est de l’inné ou c’est de l’acquis ?

 
Avis daté : la religion secrète la violence, l’athéisme secrète la tolérance.
 

 
Et les parents dans tout ça ? Explication de cheikh Ben Baz – Revue des Recherches Islamiques, n° 34, page 146-147 – :

« Q : J’aime le Jihâd, c’est la chose qui me passionne dans cette vie, et je ne peux attendre de rejoindre [les rangs des Mujâhiddîn].

Cependant, après que je lui aie demandé la permission, ma mère a refusé, et cela m’a affecté énormément, car je suis attiré par le Jihâd, et mon espoir dans cette vie est de combattre sur le sentier d’Allah, mais ma mère refuse.

Votre éminence cheikh, montrez-moi le chemin approprié, qu’Allah vous récompense.

 
R : Ton Jihâd, pour ta mère est un grand Jihâd. Tiens-lui compagnie et sois bienveillant envers elle, sauf si l’ordre vient du gouvernant, conformément au hadith du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui :

« Si on vous ordonne de sortir faire le Jihâd, exécutez donc l’ordre. »[1]

Etant donné que les autorités ne t’ont pas ordonné quoi que ce soit, reste donc avec ta mère et sois miséricordieux envers elle. Et sache que la bienfaisance envers elle est considérée comme un grand Jihâd, devançant ainsi le Jihâd dans le sentier d’Allah (par les armes), conformément au hadith authentique : « Ô Messager d’Allah, quelle est l’œuvre la plus aimée d’Allah, exalté soit-Il ? » Il dit :

« Croire en Allah et en Son Messager »

Je dis : « Et puis ? ». Il dit : « La piété filiale »

Je dis : « Et puis ? » Il dit : « Le combat au service d’Allah. »[2]

Dans un autre hadith, un homme vint au Messager d’Allah et lui dit : « Ô Messager d’Allah, je voudrais faire le Jihâd avec toi. » Il lui dit :

« As-tu l’un de tes deux parents encore en vie ? »

Il répondit : « Oui. » Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lui dit alors :

« Alors, accomplis le Jihâd sur tes parents. »[3]

ou dans une autre version :

« Retourne, demande-leur la permission ; et s’ils refusent, tiens-leur compagnie et comporte-toi bien envers eux. »[4]

Pour ta mère, sois bienveillant envers elle afin qu’elle t’autorise à partir, et tout ceci est considéré comme un Jihâd, tant qu’une autorité compétente ne l’a pas ordonné.

Si une épreuve te touche, défends-toi et défends tes frères, et il n’y a de force ni de puissance qu’en Allah. De même, si l’autorité t’ordonne de faire le Jihâd, tu dois le faire, même sans la permission de ta mère, conformément à la parole d’Allah le Très-Haut :

« Ô vous qui croyez ! Qu’avez-vous ? Lorsque l’on vous a dit : « Elancez-vous dans le sentier d’Allah », vous vous êtes appesantis sur la terre. La vie présente vous agrée-t-elle plus que l’au-delà ? – Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l’au-delà ! * Si vous ne vous lancez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux et vous remplacera par un autre peuple. Vous ne Lui nuirez en rien. Et Allah est Omnipotent. »[5]

Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Si on vous ordonne de sortir faire le Jihâd, faites-le. »[6]

Qu’Allah nous guide vers ce qu’Il aime et agrée.

 
[1] Al-Bukhârî dans le chapitre de la compensation pour avoir chassé pendant le pèlerinage (1834), Muslim dans le chapitre du pèlerinage (1353).
[2] Al-Bukhârî dans le chapitre des horaires de la prière (527), Muslim dans le chapitre de la foi (85).
[3] Al-Bukhârî dans le chapitre du Jihâd (3004), Muslim dans le chapitre du bon comportement (2549).
[4] Ahmad (3/76) selon le hadith d’Abû Sacîd.
[5] Le Repentir, v. 38, 39.
[6] Al-Bukhârî dans le chapitre de la compensation pour avoir chassé pendant le pèlerinage (1834), Muslim dans le chapitre du pèlerinage (1353). »

 
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Mais qui donc est le dindon ?

 
 
 

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