L’Islam politique, est-ce le diable en politique ?

Posted on 29 septembre 2014 par

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Pierre-André Taguieff :

« La diabolisation implique de réduire un individu ou un groupe à une manifestation du Mal ou à une incarnation du diable, et d’en tirer les conséquences pratiques, à savoir l’élimination de l’entité diabolisée. Dans les systèmes totalitaires, la diabolisation des opposants se traduit par leur extermination physique. Dans les démocraties pluralistes, les adversaires diabolisés sont en principe exclus du jeu démocratique, mis à l’écart du système politique. La diabolisation constitue ainsi une méthode d’illégitimation d’un adversaire, d’un concurrent, d’un contradicteur, qui sont ainsi transformés en ennemis redoutables et haïssables. En outre, diaboliser l’autre (l’opposant ou le différent), c’est se classer soi-même dans la catégorie des représentants ou des combattants du Bien. C’est donc se donner une légitimité, voire une respectabilité à bon compte. »

Citation de Pierre-André Taguieff, interview pour le Figaro :

« Pour le philosophe et politologue, la réthorique antiraciste et son processus de diabolisation sont une des explications du succès du… »

au choix : lépinisme (version Taguieff) ou islamisme (version miroir). Car son argumentation est totalement réversible :

« La propagande antilepéniste, puissant facteur de la montée du FN »

se transforme en :

« La propagande antiislamiste, puissant facteur de la montée de l’islamisme »

 
 
 

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